Dix qualités sont à considérer chez la femme pour assurer un bon ménage
La première : c'est la foi qui en est le principe et le fondement en raison de la parole du Prophète (alayhi salat wa salam): « Attache-toi à celle qui possède la foi ». Si elle ne possède pas la foi, elle affectera celle de son époux et l'assiégera. Si elle se dirige dans la voie de la jalousie, il ne cessera d'être la proie des épreuves et des troubles qui gâcheraient sa vie.
La deuxième : c'est le bon caractère, car chez la femme au mauvais caractère, sa nuisance prend le pas sur son utilité.
La troisième : la beauté physique, car elle assure la protection dans le mariage contre les tentations. C'est pourquoi on recommande au fiancé de regarder sa future épouse. Il est vrai qu'il y a des personnes qui ne regardent pas la beauté et ne recherchent pas la jouissance. Ainsi on rapporte que l'imâm Ahmad ibn Hanbal a préféré une femme borgne sur sa sœur. Mais ceci est rare car les natures y répugnent souvent.
La quatrième : c'est la légèreté de la dot. Ainsi Sa'îd ibn al-Musayyib a marié sa fille contre deux dirhams en guise de dot. De même 'Umar a dit : « N'exagérez pas pour ce qui est des dots des femmes. » Mais de même qu'il n'est pas bon d'exagérer la dot du côté de la femme, de même il n'est pas bon de s'enquérir sur les biens qu'elle possède, du côté de l'homme. Al-Thawrî disait : « Lorsqu'un homme se marie et se demande : qu'a-t-elle comme biens ? Sache alors que c'est un voleur. »
La cinquième : c'est la virginité, la loi religieuse la recommande et la femme vierge aime mieux son époux et l'adopte plus que la femme non vierge. En effet cela favorise l'affection, car les natures humaines sont portées à la familiarité avec le premier compagnon. En plus cela est plus parfait pour l'affection du mari pour son épouse parce que la nature répugne à se familiariser avec celle qui a cohabité avec un autre.
Le sixième : c'est que la femme soit féconde.
La septième : c'est la lignée. En effet, il convient que la femme soit issue d'une bonne famille, réputée pour sa religion et sa rectitude.
La huitième : c'est qu'elle soit étrangère à la famille et aux proches du mari. Mais s'il convient à l'homme de regarder sa future épouse avant de la choisir, il convient au tuteur de la femme de se pencher sur la religion du futur époux, sur son caractère et sur sa situation parce que le mariage l'engage par des liens solides. Ainsi lorsque le tuteur la donne à un libertin ou à un innovateur, il commet une grave injustice à son encontre et contre sa propre personne. Un homme a demandé à al-Hasan : « A qui dois-je donner la main de ma fille ? » Il lui a dit : « A celui qui craint Allah . En effet s'il l'aime, il l'honorera ; et s'il la déteste, il ne se montrera pas injuste envers elle. »