Le mariage comporte certains défauts.
Le premier et le plus grave c'est l'impuissance à rechercher ce qui est licite. Ceci est rare, mais il arrive à l'époux de s'emparer de ce qui n'est pas à lui.
Le deuxième c'est l'incapacité d'assumer les droits des femmes et d'endurer leur mauvais caractère et leur gêne. Or cela représente une menace car l'homme est un berger, responsable de son troupeau.
Le troisième c'est lorsque les gens de la maison et les enfants l'empêchent de mentionner Allah (subhanahu wa ta'ala) et le privent de la possibilité de s'en réjouir durant ses jours et ses nuits. Ainsi le cœur ne peut plus se consacrer à la méditation et à l'action pour la vie future.
Tel est donc l'ensemble des défauts et des intérêts du mariage. Juger le cas d'une personne pour savoir ce qui est meilleur pour elle, le mariage ou le célibat d'une manière générale, dépend de la possibilité de connaître l'ensemble de ces choses. Il convient donc pour l'aspirant de soumettre son cas personnel à l'examen de l'ensemble de ces données. S'il est à l'abri de ces défauts et s'il a en sa faveur les aspects utiles comme lorsqu'il possède des biens licites, un bon caractère tout en étant un jeune homme qui a besoin d'assouvir ses désirs et qui a besoin d'être aidé dans les tâches ménagères, nul doute que le mariage sera meilleur pour lui. Mais si ces intérêts manquent et que l'individu n'a que les défauts, il convient dans ce cas de renoncer au mariage.
Toutefois il faut savoir que ceci s'applique à celui qui n'a pas besoin du mariage. En revanche lorsqu'il en a besoin il est tenu de l'assumer.